Des contrastes climatiques au service de la vigne
À Correns, les journées s’embrasent sous la chaleur, mais les nuits descendent sous la barre des 20°C même en juillet. Cette amplitude thermique offre au raisin une maturité lente, précieuse pour préserver l’acidité naturelle, développer des arômes fins et assurer des équilibres rarement égalés ailleurs en Provence. Cette particularité, évoquée par tous les vignerons croisés sur place, est devenue une véritable signature du terroir.
« C’est ce saut de température, entre midi et minuit, qui fait notre identité, explique Claire Grosset, qui cultive ses parcelles en lisière de forêt. Le soir descend, la fraîcheur pose un baume sur la vigne, on dirait que tout s’apaise, même les raisins. »
Contrairement à d’autres bassins viticoles provençaux, le stress hydrique y est limité : la rosée matinale suffit souvent à revitaliser les ceps. La chaleur diurne, qui pourrait être destructrice, est tempérée naturellement, offrant au Grenache, au Rolle ou au Cinsault une croissance maîtrisée.