Portraits et anecdotes : Des domaines ambassadeurs du territoire
Derrière chaque domaine, des histoires humaines illustrent l’imbrication entre vigne et territoire.
Au Domaine La Realtière, à Rians, la famille David s’est lancée dans la biodynamie tout en préservant des cépages oubliés comme le tibouren. Selon Jean-David, “notre plus grande fierté, c’est de pouvoir raconter aux enfants du village que ce coin de colline a survécu à la tempête de 1956”. Une tempête, véritable cauchemar pour toute la Provence, qui gela presque intégralement le vignoble, obligeant à repartir quasiment de zéro (source : témoignages locaux recueillis lors des Rencontres du Vin à Brignoles).
Au Château Barbebelle, à Rognes, la transmission s'incarne : Hugues viticulteur, puis sa fille Madeleine, ont œuvré pour conjuguer accueil des visiteurs, respect de la biodiversité et développement d’un réseau de producteurs locaux solidaires. Leurs vendanges s’ouvrent parfois à l’aube sous le chant des cigales, réunissant amis, voisins, saisonniers et touristes venus prêter main-forte. Ce sont ces moments collectifs qui forgent l’attachement du domaine à sa terre.
Quant au Domaine La Gayolle à La Celle, ses archives révèlent la signature du premier contrat de vente à la communauté de l’abbaye, daté de 1749, et la présence d’un oratoire au milieu des vignes : preuve que la spiritualité du passé dialogue encore avec la quête contemporaine de sens.