L’impact territorial : une richesse locale partagée
Des emplois directs et indirects enracinés dans le territoire
De l’aube à la tombée du jour, la cave coopérative vibre d’une activité qui dépasse la simple vinification. Elle emploie :
- des cavistes, techniciens, œnologues, responsables qualité,
- des saisonniers et vendangeurs,
- des commerciaux, agents administratifs et responsables de caveau,
- et alimente tout un tissu de prestataires de services locaux : fournisseurs d’emballages, transporteurs, artisans de la maintenance mécanique, etc.
Selon la Fédération Coopération Agricole, chaque cave coopérative du Var emploie en moyenne de 8 à 25 salariés permanents, auxquels s’ajoutent jusqu’à 40 saisonniers lors des vendanges (source : Coopération Agricole Sud).
Au-delà, chaque euro dépensé dans le vin coopératif irrigue la vie rurale. Un rapport du Crédit Agricole Sud Est (2022) estime que, pour 1 € généré par la filière, 2,10 € bénéficient à l’économie locale, grâce aux dépenses induites (machinerie, restaurants, hébergements touristiques, commerces de proximité...).
Le maintien des exploitations familiales et de la vie rurale
Le modèle coopératif garantit le maintien d’exploitations à taille humaine, souvent transmises de génération en génération. Dans la Provence Verte, la taille moyenne des domaines est de 7 ha, contre près de 27 ha pour un domaine privé du même territoire (Observatoire national des exploitations viticoles). Sans les coopératives, nombre de ces petites exploitations auraient disparu, absorbées par de grands groupes ou tout simplement abandonnées, ouvrant la voie à la friche ou à la construction.
Un exemple : à la coopérative de la Celle, fondée en 1933, 80 familles de coopérateurs perpétuent le travail du rang, malgré la pression foncière croissante. Dans ce village, 1 famille sur 3 dépend économiquement, directement ou indirectement, de l’activité viticole.